logo Buildspot
Buildspot : surveiller vos périmètres sensibles
sans multiplier les coûts terrain

Vous avez une zone de servitude, une bande de sécurité ou un périmètre de protection à surveiller ?

Cette surveillance est souvent une obligation réglementaire. Elle peut être définie dans une déclaration d’utilité publique (DUP) pour les captages d’eau potable, dans des arrêtés de servitude pour des infrastructures enterrées ou dans des règles internes liées à la sécurité d’exploitation.

Le principe est simple : certains usages sont interdits ou doivent être maîtrisés dans ces zones sensibles.

Buildspot

Mais sur le terrain, la surveillance est rarement simple…

Une obligation claire, mais une surveillance difficile à généraliser

Sur un périmètre de protection rapprochée ou éloignée de captage, les surfaces peuvent être importantes, morcelées, parfois situées sur des propriétés privées.
Les équipes doivent suivre les évolutions d’usage : retournements de sols, dépôts, coupes, constructions, terrassements, nouvelles activités ou occupations temporaires.
Sur une infrastructure linéaire, comme une canalisation enterrée, la difficulté est différente mais tout aussi concrète : le linéaire à surveiller peut représenter plusieurs centaines ou milliers de kilomètres.
Les opérateurs disposent déjà de moyens importants :  tournées terrain, drones, avions, déclarations de travaux, échanges avec les collectivités  mais ces dispositifs ont un coût et ne permettent pas toujours une surveillance fréquente de l’ensemble du territoire.

Dans les deux cas, la question opérationnelle est la même : Comment renforcer la surveillance sans augmenter fortement les coûts ?

Buildspot : une couche de surveillance automatisée par satellite

Pixstart a développé Buildspot pour répondre à ce besoin. La solution s’appuie sur les données satellitaires de l’Agence spatiale européenne (ESA), disponibles tous les 2 à 5 jours.
Pixstart analyse automatiquement ces images pour détecter les changements visibles entre deux passages satellites.
L’objectif est d’alerter au plus vite les opérateurs terrain d’un changement sur le territoire de surveillance afin d’intervenir plus vite, au bon endroit. Buildspot permet ainsi de repérer des changements d’usage sur des zones sensibles : terrassements, artificialisation, coupes de végétation, dépôts sauvages, cultures de prairies, coupes forestières, installations temporaires ou occupations inhabituelles.
Les événements détectés peuvent ensuite être transmis aux opérateurs terrain, croisés avec les travaux déjà déclarés, puis qualifiés dans une application dédiée.

Du satellite à l’action terrain.

La méthode repose sur une logique simple : comparer régulièrement une zone sous surveillance et faire remonter ce qui change entre deux prises de vue.
Connecté directement aux données de l’Agence spatiale européenne, Pixstart télécharge automatiquement les images satellites, les corrige, les enrichit, puis applique des algorithmes de zoom et de détection de changement. Le principe est comparable à un “jeu des 7 différences”, mais appliqué à de nombreux indicateurs : occupation du sol, végétation, sols nus, zones artificialisées, formes nouvelles, changement de nature des matériaux au sol, ruptures ou traces d’activité.
Les détections sont ensuite filtrées selon les règles métier, les critères de surveillance et les contraintes réglementaires définis avec l’exploitant. L’objectif est de ne faire remonter que les changements potentiellement non conformes, afin de ne pas surcharger les opérateurs terrain avec des situations autorisées ou sans enjeu, comme un véhicule temporairement stationné. Ces détections peuvent également être croisées avec les informations déjà connues : travaux déclarés, zones autorisées, périmètres prioritaires, règles spécifiques de la DUP ou contraintes propres à l’exploitant. Les résultats sont enfin transmis dans une interface métier. Les opérateurs peuvent consulter l’anomalie, vérifier sa localisation, organiser une intervention terrain, ajouter une photo ou clôturer le cas. Cette articulation entre satellite, IA et terrain permet de passer d’une surveillance ponctuelle à une surveillance régulière, ciblée et documentée.
Enfin, l’ensemble des fiches générées peut être exporté sous forme de rapport de surveillance, selon la fréquence demandée par l’autorité de tutelle.

Exemple : Impact d’une free party en zone sensible

Les free parties en milieu rural illustrent bien ce type de risque. En quelques heures, une parcelle peut accueillir des centaines ou milliers de personnes, des véhicules, des installations temporaires et des flux importants sur des chemins ou des sols non prévus pour cet usage. Sur une zone ordinaire, cela peut déjà entraîner des dégradations : tassement des sols, déchets, pollution, détérioration des accès, impacts sur les milieux naturels.
Mais sur une zone de servitude ou un périmètre de protection, les conséquences peuvent être plus importantes. À proximité d’une canalisation enterrée, le passage répété de véhicules lourds ou nombreux sur un sol humide peut générer des contraintes mécaniques, favoriser le tassement et créer un risque indirect pour l’infrastructure, notamment si la zone n’a pas été conçue pour supporter ces charges. Dans un périmètre de protection de captage d’eau potable, les impacts peuvent être encore plus sensibles : pollution ponctuelle, dépôts, hydrocarbures, déchets, dégradation de sols ou perturbation durable d’une zone contribuant à la qualité de la ressource. Dans ce type de situation, la rapidité de détection change la capacité de réaction.
Plus l’information remonte tôt, plus il devient possible d’échanger avec les autorités, de mobiliser les équipes terrain, de constater les impacts et de limiter les conséquences.

free-party Cornusse

https://www.franceinfo.fr/faits-divers/cher-plusieurs-milliers-de-personnes-rassemblees-pour-une-rave-party-sur-un-terrain-militaire-indique-la-prefecture-qui-alerte-sur-un-potentiel-risque-d-explosion_7976354.html

La free party, qui a démarré début mai, est clairement visible sur l’image acquise lors du passage satellite du 9 mai. Cette comparaison permet de mesurer automatiquement les changements survenus sur le site et d’en cartographier précisément l’emprise.

La visualisation différentielle entre les prises de vue réalisées avant et après l’événement met clairement en évidence les changements survenus sur le site.

L’intérêt réside ici dans la mesure automatisée de ces changements par les systèmes de Pixstart. La solution applique des filtres spécifiques afin d’identifier les évolutions anormales susceptibles d’être liées à la free party, tout en écartant les transformations courantes non recherchées dans cette analyse, notamment celles liées aux activités agricoles ou à l’évolution saisonnière de la végétation.

Ces changements sont représentés sur l’image de droite. A titre d’exemple, les activités agricoles restent néanmoins visibles sur l’image en couleurs naturelles, notamment dans le champ situé au nord-ouest du site (double image de gauche)

Surveiller plus largement, réagir plus vite…

Dans cet article, nous avons volontairement illustré Buildspot à travers un exemple très parlant, massif et public : celui d’une free party en zone sensible (base militaire).
Ce cas permet de comprendre simplement la valeur d’une surveillance régulière par satellite : identifier automatiquement un changement d’usage, en mesurer l’emprise, qualifier l’anomalie, puis transmettre une information exploitable aux équipes terrain.
Pour des raisons évidentes de confidentialité, il nous est difficile de présenter en détail les cas réels suivis pour nos clients, notamment lorsqu’ils concernent des infrastructures critiques, des périmètres de protection ou des zones soumises à servitude.
Mais chacun peut facilement imaginer la force d’un tel système lorsqu’il s’agit de détecter de petits changements pouvant avoir un fort impact, que ce soit sur plusieurs centaines de kilomètres de linéaires ou sur plusieurs milliers d’hectares de périmètres protégés.
Pour les gestionnaires d’infrastructures linéaires, Buildspot vient compléter les moyens existants (tournées terrain, drones, avions, déclarations de travaux) en apportant une couche de surveillance régulière, homogène et automatisée.
La solution contribue ainsi à renforcer leur capacité de suivi et de prévention sur les zones de servitude conformément à leur réglementation.
Pour les gestionnaires de périmètres de protection de captages, la logique est différente : Buildspot constitue souvent l’un des moyens les plus adaptés pour assurer une surveillance régulière de grandes surfaces, parfois morcelées et situées sur des propriétés privées, sans mobiliser des moyens terrain disproportionnés.
Dans les deux cas, l’objectif reste le même : détecter plus tôt les changements pertinents, prioriser les vérifications terrain et documenter les actions de surveillance.

logo Buildspot

Vous souhaitez en savoir plus ou organiser une démonstration ? Prenez directement rendez-vous sur mon agenda :

prendre rendez-vous

Cet article a été écrit
par Richard Barre.